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Curiosités

Voici les curiosités que vous pouvez rencontrer
au cours de nos randonnées équestres ou pédestres.

A l'origine, les sépultures situées sur une crête d'où l'on domine largement la vallée du Golo, lieu-dit « Campu di Bonu », se présentaient sous la forme de deux coffres construits en grandes dalles de schiste, enterrés dans le sol et très probablement recouverts par un tertre constitué de dallettes et de terre.

Les sépultures en coffres peuvent remonter au IIIème millénaire, mais leur emploi a duré dans le temps jusqu'au début de notre ère et le mobilier, que l'on recueille à l'intérieur, de nos jours, est le témoin de leurs derniers utilisateurs et non pas forcément de leurs constructeurs.

Le premier coffre a livré en tout et pour tout, une perle d'ambre, mais le deuxième, a donné - en partie dans les déblais anciens - une vingtaine de perles d'ambre, quelques tessons, quelques débris de verre et de métal (fer et bronze) et surtout une très belle intaille (pierre fine gravée en creux) représentant la déesse Fortuna.

Tous ces éléments nous ramènent à une époque récente. Les perles, l'intaille, certains tessons, sont des produits importés du monde romain dont la datation se situe à la fin du 1er siècle de notre ère. On peut donc affirmer que le dernier emploi des coffres remonte à la fin du deuxième Age du fer.

Il y a donc près de deux mille ans. Il est cependant fort probable que leur édification, du moins pour celui des deux qui est construit en dalles épaisses, est nettement plus ancienne.
Leur environnement archéologique est des plus modeste mais suffisant pour montrer que la région a été occupée et soumise à l'activité humaine dès la préhistoire.

A trois cents mètres des coffres, une sépulture en abri sous roche découverte en 1933 par un habitant de Campile a livré une belle fibule (épingle de sûreté en métal qui servait à fixer les vêtements) qui la date du Premier Age du fer.
Dominant les coffres, le Mont Castellare montre des aménagements anciens, murs effondrés, éboulis.
Plus haut, sur le plateau faisant suite au mont, des structures en pierres et des aménagements d'abris peuvent appartenir à la préhistoire.

Cette chapelle avait déjà subi anciennement (vers le XVIIe s.) des réfections. La nef unique avait été augmentée d'une chapelle latérale s'ouvrant dans le mur Nord et l'abside semi-circulaire avait été abattue puis remplacée par un chevet carré plus grand.

Aujourd'hui, il reste une bonne partie du mur latéral Sud et de la façade.

La nef envahie de broussailles devait avoir environ 9.20 m de longueur et 5 m de largeur. Le petit appareil de schiste gris est régulier et soigné. Il comporte en revêtement des assises de dalles plus grandes disposées en chaînage. Les trous de charpente sont apparents.

On constate à Sant’Hilario que les murs sont hourdés en terra rossa mélangée au mortier de chaux, ce qui est rare. On suppose que Sant'Hilario pourrait avoir été construite au Xe s.

En dessous de la chapelle se trouve les ruines du village médiéval de Militru.

On pense que la date de construction de cette chapelle pourrait remonter à la fin du VIe s.

Sur l'ancien plan cadastral de Bisinchi en 1877, le lieu dit San Quilico est porté comme étant le territoire dévasté par le terrible glissement de terrain du 30 mars 1875.

La chapelle San Quilico de Bisinchi est abandonnée et à ciel ouvert et est située au flanc d'une pente.

C'est une chapelle extrêmement modeste à nef unique terminée par une abside semi-circulaire orientée à l'Est.

Ses murs subsistent encore presque jusqu'à la hauteur de leur élévation originelle, et comportent un petit appareil en pierre éclatée avec trous de charpente apparents.

Il n'y a pas de fenêtre sauf une minuscule meurtrière dans le mur Sud tout près de l'angle S-E; la porte occidentale est surmontée d'un linteau triangulaire monolithique, et l'arc triomphal, presque effondré, était composé de gros claveaux de tuffeau.

A l’emplacement de l'actuel cimetière se trouvait une chapelle, aujourd’hui disparue. Elle figurait encore en plan sur l'ancien cadastre de Bisinchi en 1875 au lieu-dit Pian di San Michele à la section B feuille 3 de Monte.

Elle y était indiquée comme étant ruinée et comportant une nef unique et une abside semi-circulaire orientée à l'Est.

Toutes les pierres provenant de l'église ont été réemployées dans les murs de clôture du cimetière.
Ce sont de petites pierres quadrangulaires ou des dalles de schiste gris régulièrement taillées.

Au pied d'une des murettes du cimetière a été déposé un tympan monolithe dont la partie centrale est évidée de manière à réserver en relief une large bordure semicirculaire.

L’archivolte supérieure est ornée en son sommet d'un animal gravé quadrupède, peut-être un dragon, avec sur la tête une sorte de huppe formée de 3 brins et une queue terminée en panache.

Des inscriptions tardives et des graffitis divers ont été rajoutés sur ce tympan (1862, PRO DEFUNCTIS ORA SI TIBI PLACET, etc...).

Situé sur les hauteurs du Rustinu, village natal de l'abbé Vignale (1789-1836), jeune prêtre qui par son ardeur au travail, sa compétence et son sérieux avait su gagner la confiance du Saint Père Pie VII.

Celui-ci, depuis Rome le nomma prêtre séculier et missionnaire apostolique dans l'île de Sainte Hélène pour exercer l'art de la médecine et de la chirurgie.

L’Abbé Vignale administra les derniers sacrements à l’empereur Napoléon exilé et fut désigné exécuteur testamentaire de Napoléon Ier. L’empereur Napoléon avait laissé par testament à l’abbé une somme qui lui permit de se faire élever une maison à Bisinchi.

C’est à Vignale qu’est mort, assassiné, l’Abbé Vignale.
Quelle fut la raison de l’assassinat de l’abbé Vignale ?

Il s’agirait, dit-on, d’un crime politique : l’abbé en savait trop sur la mort de Napoléon, qui, selon certains, aurait été empoisonné, et sa disparition garantissait son silence...

Selon d’autres, cette mort n’aurait pas cette résonance de haute politique . Le père de l’Abbé Vignale, élu maire, avait fait contrôler la gestion de son prédécesseur, Jean-Baptiste Canacci, qui appartenait à une famille rivale, et avait convoqué l’ancien maire devant le conseil municipal. Jean-Baptiste Canacci attribua l’initiative de l’attaque à l’abbé Vignale, seul homme dans la famille adverse capable d’imaginer une tactique aussi perfide.

Il clama « qu’on lui en avait trop fait » et désigna publiquement l’ecclésiastique a la mala morte. Le 14 juin 1836, on découvrait l’abbé assassiné dans sa chambre.

Histoire et culture.

Pendant plusieurs siècles, la châtaigne a occupé une place prépondérante dans l’activité économique insulaire. On a même pu parler de véritable « civilisation de la châtaigne ». La diffusion et l’extension du châtaignier a même donné son nom à une région : la Castagniccia.
Dès le XVè siècle, la culture de la châtaigne a été encouragée par les Génois puis par la France mais a nécessité de nombreux efforts. En effet, il faut entre dix et quinze ans pour qu’un châtaignier donne sa première petite récolte. Il donne ses meilleurs résultats comme arbre fruitier dans une période qui s’étend de 35 à 70 ans.

Il existe plusieurs qualités de châtaignes :

- l’insitina de grosseur moyenne et de bonne qualité,
- la pitrina ou teghja reconnaissable à sa forme plate,
- la tricciuta qui se présente en bouquets de bogues.

La châtaigne a, durant de nombreuses années, été considérée comme la nourriture du pauvre avant l’introduction de la pomme de terre. Cet aliment permettait de palier aux disettes. En effet, il s’agit d’un féculent et sa composition la rend très nutritive. Les Corses qualifient le châtaignier d’arbre à pain. L’exode rural et la guerre de 1914-1918 ont mis un coup d’arrêt à l’exploitation intensive des châtaigneraies. Le saccage des châtaigniers a débuté avec l’installation en Corse des usines de teinture. On assistait à une véritable « taglia, taglia » : chaque année, 30 à 40 tonnes de bois étaient portées aux usines sans être remplacés. La culture de châtaigne est, de nos jours, moins importante économiquement parlant. La principale application commerciale de la châtaigne reste la vente de farine (85 % de la récolte annuelle).

La récolte des châtaignes.

Peu avant la récolte, les exploitants procédaient au nettoyage sous les arbres à la faux ou à la faucille (a diraschera). Le châtaignier, grâce à ses racines qui n’épuisent pas la terre, préserve les sols de l’érosion.
La récolte (a cugliera) commençait à la mi-octobre. Toute la population villageoise était alors mobilisée (femmes, hommes et enfants). Ils passaient leur journée courbés vers le sol pour recueillir, à l’aide d’une petite fourche en bois à trois dents recourbées (a ruspula) qui permettait d’écarter les feuilles et les bogues, les châtaignes. On les déposait alors dans un panier de forme ovale (a sporta).
Les châtaignes pouvaient être apportées directement au séchoir (u grataghju) pour les sécher ou si le lieu de la cueillette était trop éloigné, on pouvait les conserver quelques semaines sur place, dans des petits encols en pierres sèches, ventilés latéralement et recouverts d’un toit sommaire (u chjostru).
Au séchoir, les châtaignes étaient étalées et retournées sur des claies en bois situées au dessus du fucone cela pendant 3 semaines au minimum. On les sortait alors du séchoir pour procéder au battage destiné à les débarrasser de leurs deux peaux. Pour enlever la peau extérieure (a bughja), on employait un sac en peau de porc ou un sac en toile robuste que l’on remplissait de châtaignes et que l’on frappait contre un gros billot de bois (u troppu). Il restait alors la peau interne, plus fine (a lesina). Pour l’ôter, on passait les châtaignes dans un four tiède et les laisser refroidir lentement. Le lendemain, les villageois les battaient à nouveau pour obtenir des châtaignes prêtes à partir au moulin.
Les feuilles, longues et dentelées, étaient quant à elles ramassées à la mi-novembre et séchées pour être ensuite utilisées comme support en cuisine (confection des falculelle, des migliacci…).
Fraiches, les châtaignes se mangent bouillies ou grillées. Séchées, elles sont employées entières en cuisine ou transformées en farine.

Aujourd’hui, sous l’effet de l’exode rural et du manque d’entretien, différentes maladies affectent les châtaigniers :

- l’Encre        : Champignon microscopique qui provoque le jaunissement des feuilles
                          et le dessèchement des branches des cimes,

- le Chancre : Champignon microscopique qui provoque une boursouflure au niveau des ramifications
                          entrainant le craquèlement de l’écorce qui tombe par plaques.